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Examen

Les erreurs les plus fréquentes à l'examen de conduite

15 septembre 2026 · Auto-école Damaris · 3 min de lecture

Feuille de réponses d'un examen du code

Le jour de l'examen, la plupart des candidats savent conduire. Ce qui les fait échouer, ce sont rarement de grandes fautes : ce sont de petites habitudes qui n'ont pas été corrigées à temps, et que le trac fait ressortir. Voici celles que nos moniteurs voient le plus souvent, et la façon de s'en défaire avant le jour J.

1. Oublier de regarder

C'est l'erreur numéro un. Le candidat démarre, change de voie ou tourne sans avoir contrôlé ses rétroviseurs ni son angle mort. À Lomé, ce contrôle n'est pas une formalité : un zémidjan peut remonter à droite comme à gauche, un tricycle peut s'arrêter sans prévenir, un piéton peut traverser entre deux véhicules.

Prenez l'habitude d'un enchaînement toujours identique : rétroviseur intérieur, rétroviseur extérieur, angle mort, clignotant, puis seulement l'action. Faites-le de façon visible. L'examinateur ne peut pas deviner que vous avez regardé : il doit le voir.

2. Mal adapter sa vitesse

Rouler trop vite est une faute. Rouler trop lentement en est une aussi : un candidat qui se traîne sur un axe dégagé gêne la circulation et montre qu'il n'est pas à l'aise.

La bonne vitesse dépend de ce qui vous entoure. On ralentit à l'approche d'une école, d'un marché, d'un arrêt de taxi, d'un carrefour sans visibilité ou d'une portion de voie dégradée. On reprend une allure normale dès que la route le permet. Sous la pluie, on allonge les distances : une chaussée mouillée ou couverte de sable freine beaucoup moins bien.

3. Se tromper sur les priorités

Aux carrefours et aux ronds-points, l'hésitation coûte cher. Certains candidats s'engagent sans avoir la priorité ; d'autres s'arrêtent alors qu'ils l'ont, et bloquent tout le monde.

Avant chaque intersection, posez-vous la même question : qu'est-ce qui règle la priorité ici ? Un agent, un feu, un panneau, ou la règle générale ? Si un agent règle la circulation, ses gestes passent avant le feu et avant le panneau. Révisez ces cas avec votre moniteur jusqu'à pouvoir répondre sans réfléchir.

4. Précipiter les manœuvres

Le créneau, la marche arrière et le demi-tour ne se jugent pas à la vitesse. Les candidats qui échouent vont trop vite, braquent trop tard, puis corrigent dans l'urgence.

Une manœuvre se fait au pas, en dosant l'embrayage, avec des contrôles autour du véhicule avant et pendant le déplacement. Si elle part mal, arrêtez-vous, regardez, puis reprenez calmement. Une manœuvre reprise proprement vaut mieux qu'une manœuvre forcée qui finit contre la bordure.

À retenir : l'examinateur ne cherche pas un pilote. Il veut voir un conducteur qui regarde, qui anticipe et qui ne met personne en danger.

5. Caler, puis paniquer

Caler au démarrage arrive aux meilleurs. Ce n'est pas le calage qui pose problème, c'est la suite : le candidat s'affole, oublie le frein à main, redémarre sans regarder.

Entraînez-vous à la séquence complète : frein, point mort, redémarrage, contrôles, clignotant, départ. Si vous la connaissez par cœur, un calage ne vous fera perdre que quelques secondes.

6. Négliger l'installation au poste de conduite

L'examen commence avant que la voiture ne bouge. Réglez votre siège, vos rétroviseurs, attachez votre ceinture et vérifiez que les portières sont fermées. Un candidat qui démarre sans ceinture ou avec un rétroviseur mal réglé part avec un mauvais point.

Comment s'y préparer

Demandez à votre moniteur de vous faire passer une leçon dans les conditions de l'examen, sans aide et sans commentaire, puis de vous dire ce qu'il a relevé. C'est le moyen le plus sûr de connaître vos propres erreurs. Pour le déroulement officiel de l'épreuve, fiez-vous à ce que votre moniteur vous indiquera : c'est lui qui vous y présente.